Le blog de Michel Debray

 

Douze fois par an - par Jeanne Cherhal

 

 



Con large comme un estuaire
Où meurt mon amoureux reflux
Tu as la saveur poissonnière
l'odeur de la bite et du cul
La fraîche odeur trouduculière


Femme ô vagin inépuisable
Dont le souvenir fait bander
Tes nichons distribuent la manne
Tes cuisses quelle volupté
même tes menstrues sanglantes
Sont une liqueur violente


La rose-thé de ton prépuce
Auprès de moi s'épanouit
On dirait d'un vieux boyard russe
Le chibre sanguin et bouffi
Lorsqu'au plus fort de la partouse
Ma bouche à ton nœud fait ventouse


Guillaume Apollinaire

 



 



X


X


Vanessa Fenuele


Chen Ling Yang

Déesse indienne des menstrues

Helsinki
- L'érotisme des villes -


Kiki Smith

 

Marichan



Mayra Alpizar

Nicoline Calcaterra


Selin Cileli


Thomasin Durgin


...Je me déshabillais. Elles prennent conscience - comme on dit - de mon émoi. Et moi je sais que je ne pourrais pas encore peindre ce soir. Je plaçais une bande des Pink Floyd - Noblesse oblige ! - sur mon magnétophone & je me ruais, pine en figure de proue, sur le premier vagin qui m'était offert. C'était celui de ma compagne. Je la besognais à la missionnaire tandis qu'Anne lui caressait les seins & l'embrassait. Mais mon excitation était trop grande & ma roideur ne tenait pas ses promesses. Je me retirais sur la pointe du gland & les laissais s'enlacer sur le matelas cru. Je m'agenouillais entre leurs mollets de pouliches & incrustais trois doigts de chaque main dans chacun des deux conins qui s'ouvraient sous mes yeux. Je me retrouvais ainsi ganté de femelles. Mes bras se prolongent, à travers leur fournaise juteuse, jusqu'à leurs bouches qui se taisaient. Des liqueurs dissemblables coulaient contre mes paumes. Daria jutait à pleins tuyaux. Anne laissait dégouliner sa colle à papier peint. C'était chouette! Je portais des mitaines en muqueuse de con & je battais en neige leur dansant petit créziou. J'étais tellement impressionné par cet acte de double & profond farfouillis que j'en oubliais de triquer. Elles s'en apercevaient & m'installaient entre leur corps humecté de sueur. Cette fois, je ne résistais pas à leurs conjointes caresses. Je bandais comme un âne & enconnais somptueusement Daria qui, à cheval sur mon ventre, se mettait au triple galop & venait cogner son col utérin contre ma balane goguenarde. Elle laissait soudain la place à Anne qui venait s'emboîter à moi d'une seule poussée. Pour une fois, les nymphes barricades se sont écartées d'elles-mêmes. Son vagin se sphérisait & son vestibule annelé m'enserrait fortement la base du pénis. AAAAARRRRRGGGGGLLLLL ! YEAHHH ! Sublime ! Vous m'en remettrez ! Mais elle défournait à son tour & penchait son visage vers mon cornet à piston. SPLATCH ! Trop tard ! Je lui giclais dans l'œil & Daria récupérait les morceaux du bout de la langue.

La diversité des sexes m'a toujours étonné. Daria était pourvue d'une longue fente qui permettait l'enconnage avant autant que l'enconnage arrière, sans bavure, d'un seul coup de reins. Il me suffisait de lui glisser une main dans le slip pour atteindre illico son petit noyau de mirabelle. Anne présentait antérieurement une barrière iliaque qui obligeait le doigt à se recourber vers la voûte plissée de son mignon conduit. Lorsqu'elle me chevauchait, Anne me râpait la quignolle de son pubis bizarrement infléchi.

Une nuit, alors que, coïncidence, elles étaient en même temps indisposées, j'arrachais leurs tampons périodiques & je faisais un cocktail noir de leurs caillots de sang ovarien sur mon gland d'heureuse insouciance.

 


Que ceux qui n'ont jamais pêché pendant les menstrues me jettent le premier Tampax !

 


Michel Debray - Extrait de "Damianes" - roman

 

Dim 12 jui 2009 2 commentaires
des oeuvres originales, sympas (le vagin géant dans la rue) marrantes (le gilet fait de tampons applicateurs) mais souvent glauques...mais tout de même réussies et magnifiques !
cerenella&domi - le 14/07/2009 à 14h12
on ne pourra pas vous jeter le Premier Tampax (sourire) car on a "officié" pendant les règles, bien sûr. Quand le plaisir et le désir sont plus fort, comment lutter ? Et pourquoi diable lutterait-on ? Le sang ne doit pas faire peur. Le plaisir sera là tout de même, intense, fou, immense... Davantage excitant ? Peut-être !
Nous avons aimé votre texte, immense, pas comme les autres, dur parfois avec ces caillots (waouh, jusqu'aux caillots, arghhh) mais toujours original et ô combien intéressant.
C'est toujours un ravissement de prendre, de temps à autre, le chemin de votre site car on sait qu'on y trouvera bien des variations au niveau des thèmes et des sujets abordés. Tendres bisous !
cerenella&domi - le 14/07/2009 à 14h19